Comment s’en sortir en tant que référent sûreté d’une entreprise ? [CAS CLIENT]

Référent sûreté en entreprise

Ou comment mettre en œuvre un plan de sûreté, sans être ni expert, ni pleinement dévolu à ce rôle ?

C’est l’objet du parcours de formation que nous menons actuellement auprès d’un client, pour accompagner les référents sûreté de l’ensemble de ses agences du territoire français.

Ils sont par ailleurs responsables logistiques, en charge des moyens généraux ou encore RH… et doivent pour autant, en plus de leurs responsabilités principales, piloter le sujet de la sûreté au niveau local.

Quels objectifs se fixer ? Par où commencer ? Quel budget y consacrer ? Comment se dégager du temps ? Telles sont les questions qui nous sont régulièrement posées.

Entre difficultés de prise de conscience des risques auxquels ils sont exposés, et un certain nombre d’idées reçues à propos de la sûreté, nos journées de formation débutent avant tout par de la sensibilisation, pour ensuite permettre à nos apprenants d’être davantage réceptifs aux connaissances et aux savoir-faire pratiques que nous leur transmettons.

 

Poser les bases d’une politique de sûreté adaptée

 

Point de départ de notre approche, la réalisation d’un diagnostic local de sûreté permet de prendre une photographie de la situation actuelle et des forces en présence. Obtenir un panorama complet des sujets ayant trait à la sûreté, c’est sur cette base que nous proposons de construire la fonction sûreté et le système de management qui va avec (outils de pilotage, supports de suivi, veille, communication interne, comité opérationnel, etc.).

Avant la mise en œuvre d’actions fortes, identifier les vulnérabilités propres à l’entreprise et déterminer leur criticité demeure un préalable essentiel. Si elle paraît fastidieuse et complexe pour les non-initiés, l’analyse de risques reste le meilleur procédé pour construire un plan d’action juste et cohérent. Bien réalisée et sans précipiter la phase initiale de recueil des données, elle constituera un gage de réussite pour dérouler le schéma directeur de sûreté.

L’objectif était de démontrer que la sûreté n’est pas l’empilement de mesures sécuritaires, coûteuses et contraignantes. Ces analyses préalables doivent au contraire permettre d’articuler savamment des mesures de prévention, de protection ou d’intervention grâce à des moyens techniques, humains ou organisationnels choisis judicieusement.

 

Capitaliser sur le caractère collectif de la sûreté

 

La sûreté est l’affaire de tous, oui. Pour que chacun prenne part, à différentes échelles, à l’animation du plan de sûreté, la culture sûreté est un paramètre sur lequel miser. La bonne sensibilisation/vigilance de tous, sans pour autant atteindre le revers anxiogène, peut en effet booster l’acceptabilité, voire l’efficacité, de certaines actions mises en œuvre, ou encore participer au processus de surveillance des risques et l’auto-diagnostic permanent.

Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin. En effet, l’isolement est un piège dans lequel ne pas tomber. Nous incitons ainsi à s’organiser en réseau, au niveau local d’une part (entreprises voisines, forces de l’ordre, partenaires, etc.), mais particulièrement en interne, à travers une communauté des référents sûreté de l’entreprise, qui permettra le partage de bonnes pratiques et de problématiques communes.

 

Entre théorie, pratique, interactions et travaux participatifs, nos journées de formation n’ont pas vocation à aborder l’ensemble du spectre de la sûreté, mais plutôt de proposer des méthodes et initier un état d’esprit.

Merci à notre client pour sa confiance !